Maison avec piscine et grand jardin à Cestas à partir de 290 000 € [Vente du 10/09/2020]

Maison avec piscine et jardin

Cestas
257 AV. Saint Jacques de Compostelle

Maison principale composée d’une entrée, bureau, cuisine, cellier, salon, séjour, couloir desservant wc, deux salles d’eau, quatre chambres dont une comprenant coin cuisine, salle d’eau et wc.

Logement indépendant attenant avec séjour, coin cuisine, salle d’eau, chambre, mezzanine.

Le tout d’une superficie d’environ 260 m²

A l’extérieur : piscine, abri ouvert, dépendance en bois et jardin arboré.

Une dépendance agricole d’une surface d’environ 130 m²

Situation : Libre


Mise à prix : 290 000 €

Avec faculté de baisse d’un quart, d’un tiers puis de moitié à défaut d’enchères


Visites sur place

(sans rendez-vous)

 

Le 05/08/2020 de 13h à 15h

Le 12/08/2020 de 11h à 13h

Vente

 

Le 10/09/2020 à 15h

Tribunal Judiciaire de Bordeaux

30 Rue des Frères Bonie - 33000 Bordeaux

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Maison à Préchac à partir de 45 000 € [Vente du 03/09/2020]

Maison avec jardin

Préchac
Résidence Le Ciron – Lieudit La Trave

Maison composée d’une entrée, salon/séjour, wc, salle d’eau, deux chambres et garage attenant.

Jardin et auvent bois.

Situation : –


Mise à prix : 45 000 €


Visites sur place

(sans rendez-vous)

 

Le 21/08/2020 de 10h à 12h

Le 24/08/2020 de 14h30 à 16h30

Vente

 

Le 03/09/2020 à 15h

Tribunal Judiciaire de Bordeaux

30 Rue des Frères Bonie - 33000 Bordeaux

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Maison à Cadillac à partir de 15 000 € [Vente du 03/09/2020]

Maison

Cadillac
Lieudit l’Agnet

 

Situation : –


Mise à prix : 15 000 €


Visites sur place

(sans rendez-vous)

 

Le 12/06/2020 de 14h à 16h

Le 18/08/2020 de 09h30 à 11h30

Vente

 

Le 03/09/2020 à 15h

Tribunal Judiciaire de Bordeaux

30 Rue des Frères Bonie - 33000 Bordeaux

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Ensemble immobilier de 4 appts à Lesparre-Médoc à partir de 12 000 € [Vente du 03/09/2020]

Ensemble immobilier de 4 appartements

Lesparre-Médoc
63 rue Jean-Jacques Rousseau et 2A rue Rose

Ensemble de 4 appartements à réhabiliter :

  • Appartement RDC : deux pièces, cuisine et jardin
  • Appartement n° 1 : Pièce de vie avec cuisine, chambre et salle d’eau
  • Appartement n° 2 : Pièce de vie, cuisine, deux chambres et salle d’eau
  • Appartement n° 3 : Séjour avec cuisine, pallier, chambre et salle d’eau

Situation : –


Mise à prix : 12 000 €


Visites sur place

(sans rendez-vous)

 

Le 11/08/2020 de 10h à 12h

Le 20/08/2020 de 14h à 16h

Vente

 

Le 03/09/2020 à 15h

Tribunal de Grande Instance de Bordeaux

30 Rue des Frères Bonie - 33000 Bordeaux

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Maison à Carbon-Blanc à partir de 52 000 € [Vente du 03/09/2020]

Maison avec garage et jardin

Carbon-Blanc
134 avenue la Fontaine

Maison d’habitation d’une surface d’environ 145m² composée d’un rdc et étage.

Un garage d’environ 22m² et un jardin.

Situation : –


Mise à prix : 52 000 €


Visites sur place

(sans rendez-vous)

 

Le 11/08/2020 de 09h30 à 11h30

Le 17/08/2020 de 14h à 16h

Vente

Le 03/09/2020 à 15h

Tribunal Judiciaire de Bordeaux

30 Rue des Frères Bonie - 33000 Bordeaux

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Appartement à Bordeaux à partir de 150 000 € [Vente du 03/09/2020]

Appartement avec 2 places de parking

Bordeaux
525 bis Avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny

Appartement d’un superficie de 87 m² comprenant une entrée, grand séjour, salon/salle à manger, cuisine, terrasse, cellier, deux chambres, wc et salle de bains. A l’extérieur : deux places de parking couvertes.

Situation : Libre


Mise à prix : 150 000 €


Visites sur place

(sans rendez-vous)

 

Le 17/08/2020 de 15h à 17h

Le 21/08/2020 de 10h à 12h

Vente

Le 03/09/2020 à 15h

Tribunal Judiciaire de Bordeaux

30 Rue des Frères Bonie - 33000 Bordeaux

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Reprise d’entreprise à la barre du tribunal

La reprise d’entreprise à la barre du Tribunal consiste à racheter tout ou partie d’une entreprise faisant l’objet d’un redressement ou d’une liquidation judiciaire.

Cette opération peut être intéressante pour un repreneur en lui permettant d’acquérir une entreprise à moindre coût.

Cependant, ce procédé d’acquisition est très différent d’une acquisition classique. La cession intervient en effet dans un contexte judiciaire. Il convient d’en maîtriser les contours et spécificités. Précisions.

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TROUVER  UNE ENTREPRISE A ACHETER A LA BARRE

Toute entreprise faisant l’objet d’une procédure de redressement judiciaire est à vendre (Art. L631-13 C. commerce). Il est dès lors possible de rechercher une entreprise à acheter à la barre en consultant sur internet le BODACC.

Aussi, la vente d’une entreprise peut faire l’objet d’un appel d’offre à la suite d’une publication dans un journal spécialisé (ex : Les Echos) ou grand public.

Il est encore possible de consulter les offres sur les sites des mandataires  ou administrateurs judiciaires notamment sur le site cnajmj.fr.

LES AVANTAGES DU RACHAT A LA BARRE

Le rachat à d’une entreprise présente deux avantages principaux.

Tout d’abord, il permet de reprendre une entreprise à un prix avantageux. Ce prix sera plus ou moins important en fonction de la santé de la société.

L’acquéreur pourra ainsi, en limitant son investissement, récupérer une clientèlebail commercial, matériel et stock par exemple. Il profitera d’une entreprise avec une activité préexistante et il lui appartiendra de la poursuivre en la restructurant.

Ensuite, le second avantage est de permettre à un repreneur de déterminer lui-même le périmètre de la reprise. En effet, c’est au repreneur de proposer les contrats qu’il entend reprendre (notamment contrats de travail).

LA CESSION D’ENTREPRISE ET LA CESSION D’ACTIFS ISOLES

Le rachat d’une entreprise à la barre se distingue de l’achat d’actifs isolés.

La cession d’entreprise et le plan de cession

Pour qu’il y ait rachat d’une entreprise, cela suppose la mise en œuvre d’un plan de cession.

Dans cette hypothèse, l’entreprise existe toujours et fait l’objet, soit d’une procédure de redressement judiciaire, soit d’une liquidation judiciaire avec poursuite d’activité. Dans tous les cas, l’entreprise est toujours en fonctionnement.

Dans cette situation, les principaux objectifs poursuivis par le plan de cession  seront les suivants :

  • Sauvegarder l’emploi ;
  • Maintenir l’activité ;
  • Apurer au mieux le passif.

Ainsi, l’élaboration d’une offre de reprise doit s’articuler autour de ces principaux objectifs.

Le maintien de l’emploi est à cet égard un point déterminant.

L’offre de reprise sera transmise à l’administrateur en charge de les centraliser et les étudier. Il appartiendra ensuite au Tribunal de la procédure collective de choisir le repreneur.

La cession d’actifs isolés

Le rachat de l’entreprise en plan de cession suppose une poursuite d’activité. Ainsi, lorsque l’entreprise est placée en liquidation judiciaire sans poursuite d’activité, il ne peut être question que de cession d’actifs isolés.

En effet, l’entreprise n’étant plus viable, elle est « démantelée ». L’activité est arrêtée et les salariés éventuels sont licenciés par le liquidateur judiciaire. Dans cette situation, il n’y a donc pas de reprise du personnel puisqu’il a été licencié.

L’objectif du liquidateur est alors de vendre l’actif afin de rembourser les créanciers. Les actifs qui peuvent être vendus sont constitués notamment du droit au bail, matériel, stock… Cette cession peut se faire au profit d’une même personne ou alors de plusieurs.

CONDITIONS POUR REPRENDRE UNE ENTREPRISE A LA BARRE

Absence de lien personnel entre l’offrant et l’entreprise rachetée

Le repreneur de l’entreprise en difficulté ou d’un actif isolé ne doit pas avoir de lien avec l’ancien propriétaire.

L’article L642-3 du Code de commerce interdit ainsi la reprise par :

  • Le débiteur lui-même ;
  • Un dirigeant de droit ou de fait de l’entreprise liquidé ;
  • Les parents ou alliés jusqu’au deuxième degré  ;
  • Un prête nom.

La capacité de financement

L’offre de reprise d’une entreprise doit être ferme et irrévocable. Dès lors, elle ne doit en principe être assortie d’aucune condition suspensive et en particulier de financement.

Ainsi, le candidat à la reprise doit fournir des garanties de financement. Il doit, dans l’idéal, disposer immédiatement des fonds.

Cependant, rien n’interdit en théorie au candidat à la reprise de formuler une offre sous conditions suspensive d’obtention d’un prêt. L’article L-642-2 3° du Code de commerce prévoit en effet :

« Si l’offre propose un recours à l’emprunt, elle doit en préciser les conditions, en particulier de durée ».

La pratique judiciaire y est cependant hostile. En effet, la cession en procédure collective exige une relative rapidité.

Dès lors, si la condition ne se réalise pas et entraîne la caducité de l’offre, le temps perdu peut avoir des conséquences irréversibles sur la valeur de l’actif.

LES VÉRIFICATIONS PRÉALABLES A L’OFFRE

La reprise d’entreprise en plan de cession implique une reprise de l’entreprise avec ses principaux contrats.

Cela concerne ainsi en particulier les contrats de travail. A cet égard, il appartient au candidat de déterminer les salariés qu’il entend reprendre. Dans ce contexte, il est conseillé de procéder à un bilan social (contrats de travail, conventions collectives…) de l’entreprise.

Aussi, le candidat devra porter une attention particulière au transfert éventuel d’un passif.

C’est le cas par exemple lorsque le fonds de commerce repris a été financé par un emprunt et que le banque a inscrit un nantissement.

Dans cette hypothèse, l’article L642-12 du Code de commerce impose le transfert automatique du prêt bancaire au repreneur. Ce dernier doit alors procéder au paiement des échéances dudit prêt.

C’est la raison pour laquelle il est important, là encore, d’auditer les actifs repris.

De manière générale, le repreneur devra faire un état des lieux juridique et comptable de l’entreprise. Cela lui permettra notamment d’analyser le potentiel et l’origine des difficultés afin d’y remédier.

L’OFFRE D’ACHAT

Le formalisme

Une offre d’achat doit obligatoirement être écrite. L’article L642-2 II du C.com énumère les informations obligatoires d’une offre :

  1. Désigner précisément les biens, droits et contrats inclus dans l’offre ;
  2. Les prévisions d’activité et de financement ;
  3. Indiquer le prix offert, les modalités de règlement,  la qualité des apporteurs de capitaux et, le cas échéant, leurs garants. Si l’offre propose un recours à l’emprunt, elle doit en préciser les conditions, en particulier de durée ;
  4. La date de réalisation de la cession ;
  5. Préciser le niveau et les perspectives d’emploi justifiés par l’activité considérée ;
  6. Indiquer les garanties souscrites en vue d’assurer l’exécution de l’offre ;
  7. Les prévisions de cession d’actifs au cours des deux années suivant la cession ;
  8. La durée de chacun des engagements pris par l’auteur de l’offre ;
  9. Indiquer modalités de financement des garanties financières envisagées lorsqu’elles sont requises au titre des articles L. 516-1 et L. 516-2 du code de l’environnement.

Bien que la loi ne le prévoit pas, il convient de préciser l’identité de l’acquéreur.

Il est également courant d’assortir l’offre d’une condition résolutoire de non-concurrence de l’ancien chef d’entreprise.

Les effets

Une fois déposée, l’offre engage définitivement le candidat. Ainsi, elle ne peut être ni retirée ni modifiée, sauf plus favorablement.

Sa rédaction est donc déterminante.

LA MEILLEURE OFFRE

La meilleure offre ne se détermine pas uniquement d’un point de vue quantitatif mais avant tout qualitatif.

Aux termes de l’article L642-5 du Code de commerce, la meilleur offre est celle qui :

« permet dans les meilleures conditions d’assurer le plus durablement l’emploi attaché à l’ensemble cédé, le paiement des créanciers et qui présente les  meilleures garanties d’exécution »

La meilleurs offre s’articule donc autour de 3 critères :

  • Maintien de l’emploi ;
  • Paiement des créanciers ;
  • Garanties d’exécution

Le maintien de l’emploi

Le législateur érige le maintien de l’emploi comme critère déterminant d’une offre.

L’offre doit ainsi mentionner précisément le nombre de salariés repris ainsi que les perspectives d’emploi.

Naturellement, plus les salariés repris seront nombreux, meilleure sera l’offre.

Le paiement des créanciers

Le plan a également pour finalité de payer les créanciers de l’entreprise cédée. Ainsi, le Tribunal appréciera une offre avec un prix intéressant.

Il n’existe cependant aucune règle afin de déterminer le prix de reprise. Ce prix sera déterminé notamment en fonction du nombre de salariés repris et des investissements promis afin de relancer l’activité.

Ainsi, un prix plus faible peut être compensé par une reprise de davantage de salariés et des projets d’investissements.

Les garanties d’exécution

L’examen de l’offre va se faire au regard du profil du repreneur et de ses garanties. Ainsi, si celui-ci est une entreprise ou un groupe ancien, solide, il présentera a priori des garanties d’exécution plus sérieuses.

Le Tribunal préférera par exemple un repreneur expérimenté à un novice.

L’objectif est que la reprise soit pérenne, là encore, afin d’assurer le maintien dans la durée de l’activité.

En tout état de cause, si le dossier de reprise est retenu, le repreneur devra défendre son offre devant le Tribunal.

LE CHOIX DE L’OFFRE ET LA RÉALISATION DE LA CESSION

Une fois le(s) repreneur(s) entendus, le Tribunal va choisir la meilleure offre. Ce choix est matérialisé dans un jugement.

Si la cession est définitive à cette date, elle doit ensuite faire l’objet d’un acte écrit de cession.

Il est conseillé de confier cette mission à un avocat compte tenu des spécificités.

NOS CONSEILS EN CAS D’OFFRE DE REPRISE

La cession d’une entreprise à la barre est une opération particulière en raison à la fois du contexte judiciaire et de ses effets.

Une offre vous engage définitivement. C’est la raison pour laquelle elle doit être rigoureusement rédigée.

Il est conseillé dès le départ de faire appel à un avocat spécialisé afin de vous accompagner et ainsi sécuriser votre investissement.

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Disproportion du cautionnement égal à 3 années de revenus

Un créancier ne peut se prévaloir d’un cautionnement disproportionné au jour de sa conclusion.

La jurisprudence vient ici fournir une nouvelle illustration de disproportion.

Cass. 1er civ. 25 mars 2020 n° 19-15.163

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RAPPEL DU PRINCIPE

L’article L332-1 du Code de la consommation prévoit en effet qu’ « un créancier professionnel ne peut se prévaloir d’un contrat de cautionnement conclu par une personne physique dont l’engagement était, lors de sa conclusion, manifestement disproportionné à ses biens et revenus, à moins que le patrimoine de cette caution, au moment où celle-ci est appelée, ne lui permette de faire face à son obligation ».

Dès lors, un créancier ne peut se prévaloir d’un cautionnement lorsque celui-ci est disproportionné lors de sa conclusion.

Cependant, il faut encore que la caution ne puisse pas payer le jour où elle est actionnée en paiement . (V. sur ce point La date d’appréciation par le juge du patrimoine de la caution).

L’appréciation de la disproportion relève d’une analyse purement factuelle. Le juge doit ainsi comparer le patrimoine et les revenus de la caution au montant de l’engagement de caution.

EXEMPLE DE DISPROPORTION

Dans l’affaire examinée, la banque bénéficiait d’un cautionnement à hauteur 435.500 euros  par une personne physique.

Cependant, au jour de la souscription de l’engagement, la caution était :

  • propriétaire de deux immeubles d’une valeur nette de 205.000 euros ;
  • titulaire d’une épargne de 20.000 euros ;
  • bénéficiaire de revenus annuels de 71.000 euros.

La cautionnement a été jugé disproportionné. En effet, celui-ci correspondait à la valeur du patrimoine de la caution plus 3 années de revenus.

S’il n’existe aucun critère objectif de disproportion, l’on peut considérer que l’engagement supérieur à 3 années de revenus et de patrimoine serait disproportionné.

A ainsi été jugé disproportionné le cautionnement supérieur au patrimoine plus  :

  • 3 années de revenus (Cour d’appel Orléans 19 mai 2011) ;
  • presque 3 années de revenus (Cour d’appel, Aix-en-Provence, 18 juin 2015) ;
  • 2 années de revenus (Cour d’appel, Aix-en-Provence, 13 Février 2014).

NOS CONSEILS EN CAS DE LITIGE

Lorsqu’une action en paiement est formée contre la caution, il est vivement conseillé de se faire assister par un avocat spécialisé.

Seul ce dernier pourra défendre au mieux vos intérêts et peut être obtenir une décharge de votre engagement.

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Quels sont vos droits en matière de trouble du voisinage ?

Que vous soyez locataire ou propriétaire d’un logement, vous avez la possibilité de faire cesser un trouble du voisinage. Ce trouble peut être causé par votre voisin lui même ou alors par une entreprise réalisant des travaux.

Faisons le point sur les procédures applicables.

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L’ACTION DIRECTE CONTRE L’AUTEUR DU TROUBLE DU VOISINAGE

La qualité de l’auteur du trouble (locataire, propriétaire, usufruitier) est indifférente à condition qu’il occupe le bien dont émane le trouble.

L’auteur du trouble peut voir engager sa responsabilité, sans qu’il n’ait commis de faute. Il convient de démontrer que le trouble est anormal.

Il existe différentes catégories de troubles et notamment :

  • Les bruits ;
  • Les odeurs ;
  • Les fumées, poussières et émanations
  • La pollution
  • La privation d’ensoleillement et de vue

L’anormalité du trouble réside dans le fait que cela cause un préjudice. Il convient alors de faire une étude spécifique de chacun des cas pour vérifier que le trouble cause un dommage, le rendant ainsi anormal.

Il est alors nécessaire de constater un dommage traduisant un inconvénient excessif de voisinage pour obtenir réparation du préjudice ou du désagrément qui lui est causé.

L’ACTION INDIRECTE CONTRE LE PROPRIÉTAIRE DU FONDS VOISIN

L’action contre le propriétaire du fait de ses locataires

L’article 1719, 3° du Code civil oblige le bailleur à une jouissance paisible des lieux. Ainsi, et alors même qu’il n’est pas l’auteur du trouble, le propriétaire du fonds d’où le trouble provient, engage sa responsabilité.

Afin de s’exonérer de sa responsabilité le bailleur doit :

  1. Mettre en demeure le locataire de cesser les troubles
  2. Mais encore, il est tenu d’obtenir la cessation définitive de ces troubles par tous moyens (jusqu’à, le cas échéant, obtenir la résiliation du bail).

Ainsi, l’action contre le bailleur est une arme redoutable pour la victime du trouble.

Le propriétaire aura tout de même un recours contre son locataire pour lui faire supporter les conséquences de ses manquements. Il devra alors démontrer :

  • Soit un manquement au contrat de bail ;
  • Soit un abus de jouissance du local loué.

L’action contre le propriétaire du fait des entreprises travaillant sur l’immeuble

Lorsque le propriétaire endosse la qualité de maître d’ouvrage, il est responsable du fait de l’intervention de l’entreprise de travaux qu’il a missionnée.

Le maître de l’ouvrage est donc responsable du fait de l’entrepreneur dont l’intervention est à l’origine du trouble.

L’action contre l’entreprise qui réalise les travaux

Par un arrêt du 22 juin 2005, la Cour de cassation a décidé que « le propriétaire de l’immeuble auteur des nuisances, et les constructeurs à l’origine de celles-ci sont responsables de plein droit vis-à-vis des voisins victimes, sur le fondement de la prohibition du trouble anormal de voisinage, ces constructeurs étant, pendant le chantier, les voisins occasionnels des propriétaires lésés ».

Ainsi, la victime du trouble peut rechercher la responsabilité :

  • Du propriétaire de l’immeuble ;
  • Des constructeurs, considérés comme des voisins occasionnels.

Le propriétaire dispose d’un recours contre les entreprises. Le fondement juridique de ce recours dépend du fait de savoir si la victime du trouble a été ou non  indemnisée.

  • Victime indemnisée : recours fondé sur la responsabilité contractuelle ;
  • Victime pas encore indemnisée : deux fondements possibles :
    • Recours personnel fondé sur la responsabilité contractuelle ;
    • Recours subrogatoire, le propriétaire est subrogé dans les droits de la victime et peut donc agir sur le fondement des troubles du voisinage.

Le recours subrogatoire présente l’avantage de ne pas imposer au propriétaire la démonstration d’un manquement contractuel de l’entreprise.

Le propriétaire peut avoir tout intérêt à indemniser la victime avant d’engager son recours contre l‘entreprise.

NOS CONSEILS

Les troubles du voisinage peuvent être la source d’un contentieux varié et complexe. Un examen de chacune des situations est nécessaire afin de déterminer le fondement utile et de ne pas fermer la porte à un éventuel recours.

Pour cela, faites appel à un avocat spécialisé afin de vous accompagner.

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COVID-19 et dispositif PINEL

A la suite de la crise sanitaire liée au COVID-19 et la promulgation de l’état d’urgence sanitaire, une ordonnance a été publiée (ordonnance n°2020-306 du 25 Mars 2020) afin de proroger certains délais.

Quels sont les impacts sur les délais applicables au dispositif PINEL ?

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RAPPEL SUR LES DÉLAIS A RESPECTER POUR BÉNÉFICIER DU DISPOSITIF PINEL

Le délai d’achèvement du bien

L’article 199 novovicies du Code général des impôts, dispose notamment :

« C. – L’achèvement du logement doit intervenir dans les trente mois qui suivent la date de la signature de l’acte authentique d’acquisition, dans le cas d’un logement acquis en l’état futur d’achèvement, ou la date de l’obtention du permis de construire, dans le cas d’un logement que le contribuable fait construire ».

  • Pour les ventes en l’état futur d’achèvement, le point de départ du délai de 30 mois est la signature de l’acte authentique ;
  • Pour le cas où le contribuable fait construire un immeuble, le point de départ du délai de 30 mois est la date d’obtention du permis de construire.

Le délai de mise en location du bien

L’article 199 novovicies du Code général des impôts, prévoit encore :

« III. – L’engagement de location mentionné au I doit prendre effet dans les douze mois qui suivent la date d’achèvement de l’immeuble ou de son acquisition si elle est postérieure.

  • Pour l’acquisition en VEFA ou la construction par le contribuable, la première location du bien doit intervenir dans les 12 mois qui suivent l’achèvement du logement ;
  • En cas d’acquisition d’un bien en PINEL neuf ou la réhabilitation d’un logement : la première location du bien doit intervenir dans les 12 mois qui suivent la date d’acquisition.

Pour plus d’informations sur les règles applicables : BOI-IR-RICI-360-10-10-20170710

L’IMPACT DE L’ORDONNANCE DU 25 MARS 2020 SUR LES DÉLAIS PINEL

L’article 2 de l’ordonnance n°2020-306 du 25 Mars 2020 prévoit notamment que les délais d’application d’un régime particulier ou de déchéance « qui aurait dû être accompli pendant la période d’état d’urgence sanitaire sera réputé avoir été fait à temps s’il a été effectué dans un délai qui ne peut excéder, à compter de la fin de cette période, le délai légalement imparti pour agir, dans la limite de deux mois ».

Autrement dit :

  • Les délais sont suspendus jusqu’à la fin de la période d’urgence sanitaire.
  • A l’issu de cette période, les délais ne recommenceront à courir que deux mois après la fin de l’état d’urgence sanitaire.

Par conséquent, les délais pour l’achèvement du bien et la mise en location sont suspendus pendant toute la durée de l’état d’urgence sanitaire et ne recommenceront à courir que deux mois après la fin de cette période.

La loi n° 2020-546 du 11 mai 2020 a prorogé l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 Juillet 2020.

Les délais de 30 mois prévu pour l’achèvement des travaux  et le délai de 12 mois pour la mise en location ne recommenceront donc à courir qu’à compter du 10 Septembre 2020.

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